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06 septembre 2022
Elisabeth PELEKHINE Ingénieur Paris (1963)

Décès - Décès Elisabeth PELEKHINE (P 63, ENSSAA 67, IG. GREF)

Nous apprenons le décès d'Elisabeth PELEKHINE (P 63, ENSSAA 67, IG. GREF), survenu le 22 aout 2022.

 

Hommage de Maurice ROSSIN (P 63, ENGREF 67, IG. GREF) :

Qui aurait pu imaginer en 1963 que 59 ans plus tard je serais amené à écrire quelques lignes sur toi, Elizabeth? Tu étais le charme personnifié avec tes cheveux blonds qui auréolaient un visage illuminé par un sourire permanent! Tu rivalisais de grâce avec ma voisine d’amphi, Anne Marie R. 

Je n’ai pas suivi ta carrière dans l’administration, à voir tes titres et médailles la glorifiant, elle fut brillante. 

J’ai eu la chance et l’honneur de te recevoir à Moscou à l’Ambassade de France  en 2007. Je ne suis pas sûr d’avoir été très utile pour la rédaction de ton rapport sur l’enseignement supérieur agricole et la recherche russe…mais nos échanges sur les choses de la vie m’avaient enrichi l’esprit. Tu connaissais et appréciais beaucoup la Russie, tu aimais ses gens, ses richesses culturelles et artistiques. Je partage cette passion. Tu étais amoureuse de Saint Petersbourg, l’Européenne, alors que je préférais Moscou la Russe. A Peter où tu poursuivais ton voyage, nous y avions la même logeuse, c’était une époque où nous continuions à favoriser le logement chez l’habitant qui, autrefois, suppléait l’hôtel, rare et cher. Nous étions fidèles à maintenir le contact avec notre vieille et fière loueuse peterbourgeoise, c’était un enrichissement humain réciproque permanent, on se retrouvait en famille, un plaisir rare pour un voyageur. 

Elizabeth, je garderai de toi le souvenir du charme et de l’humain, c’était beau, c’était grand!  Quant à la science et au savoir, c’est bon pour le pouvoir…et les ans nous avaient convaincus, toi comme moi, qu’il valait mieux s’enivrer du parfum des fleurs permanent et changeant que de vouloir attraper le vent fripon du pouvoir qui, comme celui de Villon, « puis ça, puis là…varie, à son plaisir sans cesser nous charie. »

Au revoir Elizabeth, tu peux partir tranquille, ton message de vie était suffisamment profond  pour qu’on ne l’oublie pas, un modèle de sagesse. Que tes enfants, ta famille et tes amis se souviennent… 

Souvenirs de Gérard BOULLE (P 63) :

Bonjour à tous, Effectivement, je me souviens très bien d'Elisabeth (qui ne s'appelait pas encore Pelekhine à l'époque). Il faut dire que c'était l'une des très rares agrelles (elles étaient 5 sur une promo de 130).

Nous nous sommes perdus de vue très rapidement, car nous n'avions pas choisi les mêmes spécialités de 3ème année. Mais j'en ai le souvenir d'une fille très gentille, souriante. 

Je ne sais pas combien de membres de cette promo 63 sont encore de ce monde. 

Bonne continuation et merci de continuer à me tenir au courant.

Hommage de Ghislain de Montgolfier (P 63) :

Elizabeth était une vedette dans notre promo tant par sa détermination que  par son charme : avant la vague de féminisation qui a marqué notre Ecole, elle représentait un fleuron pour les Agrelles.

Nous pensons à elle et à ses proches.

Fraternellement

Hommage de Bertrand de Reviers (P 63) :

Née en 1943, Élisabeth PELEKHINE devient ingénieure agronome après des études à l’Institut national agronomique (INA) de Paris. Elle intègre la fonction publique et le ministère de l’agriculture comme ingénieure d’Agronomie, titularisée en 1967. Après avoir occupé une série de postes au lycée agricole de Saint-Lô – Thère (Manche), puis au centre d’enseignement zootechnique de Rambouillet, comme directrice, et à l’institut national agronomique de Paris - Grignon de 1967 à 1981, elle devient directrice de l’école nationale d’ingénieurs des travaux des industries agro-alimentaires (ENITIAA) de Nantes, de 1982 à 1992. Rapporteure du rapport porté par le sénateur Pierre LAFFITTE sur l’enseignement supérieur et la recherche au ministère de l’agriculture et de la pêche, elle devient doyenne de l’Inspection de l’enseignement agricole en 1994, poste qu’elle occupe jusqu’en 1998. Elle rejoint alors le conseil général d’agronomie, puis le conseil général du génie rural, des eaux et des forêts, où elle termine sa carrière en 2006  

 

 



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